ETUDE DU CAS NOBEL BIOCARE

D'une science médicale à un marketing Dangereux ?

La reconnaissance implicite par Nobel Biocare : la confirmation ? 

Faisant sienne le fameux adage « Faute avouée à moitié pardonnée », la communication de Nobel Biocare franchit encore un pas stupéfiant dans la reconnaissance de la faible fiabilité de certains de ses produits.

En effet, les communiqués de presse qui suivent les grandes conventions de l’industriel à Las Vegas et annoncent la commercialisation des nouveaux produits (560 en 2005, 300 en 2007) comportent, en remarque finale, sous l’intitulé « Déni de responsabilité », la mention suivante : «Ce communiqué peut contenir des énoncés prévisionnels tels que les futures performances de matériaux et de produits, situations financières... qui présentent des risques et des incertitudes. Ces énoncés sont assujettis à des risques inconnus et d'autres facteurs qui pourraient entraîner des différences substantielles entre les performances ou résultats réels et de pareils énoncés ».

Nobel Biocare reconnaît donc implicitement que ses annonces ne sont….que des annonces. Cette mention a suscité un émoi certain parmi les professionnels de l’implantologie, au point que, dans son éditorial d’août 2005 de la Revue « Implant », Xavier Assémat-Tessandier, Rédacteur en chef, ne pouvait que constater qu’on était passé «du développement scientifique au parapluie juridique ». Et il concluait par cet amer constat : « J'ai pensé que mon devoir de rédacteur en chef était de vous avertir de la difficulté réelle que nous rencontrons aujourd'hui pour vous apporter une information fiable et contrôlée des nouveautés arrivant sur le marché.