ETUDE DU CAS NOBEL BIOCARE

D'une science médicale à un marketing Dangereux ?

L'utilisation de composants fiables

La première des choses que l’on attend d’un implant, avant même la façon dont il est posé, c’est qu’il soit fiable et sans danger, qu’il réponde aux besoins de la pathologie du patient. Cette garantie repose sur des composants testés durablement, répondant à toutes les exigences techniques et sanitaires.

En tant que leader mondial, mais surtout en tant que professionnel respectueux, Nobel Biocare se doit de respecter cette obligation, tant pour ses produits que pour ceux des sociétés et brevets qu’elle peut racheter dans le cadre de sa croissance externe. On sait, aujourd’hui, que c’est un des axes majeurs du développement du géant américain puisque Hélène Canepa, CEO de Nobel Biocare, dans une interview du 27 juin 2007 a déclaré, à propos de l’investissement dans les brevets que « ce sont nos meilleures acquisitions».

C’est ainsi que, en 1998, Nobel Biocare USA a acheté la société Steri-Oss, qui avait commercialisé, au début des années 90, un implant cylindrique en titane recouvert d'hydroxyapatite, dite HA, lequel était présenté aux professionnels comme une solution révolutionnaire d’accélération de l’ostéointégration.

Or, comme le révèle un jugement récent du Tribunal de Grande Instance de Paris, cet implant n’avait fait l’objet d’aucun test sérieux.

En effet, quelle ne fut pas la surprise des praticiens, qui avaient posé cet implant de constater, à peine 3 ans après leur mise en place, les premières expulsions d’implants sur lesquelles le revêtement d’hydroxyapatite avait complètement disparu. C’est l’objet du jugement.